Calendrier

« Janvier 2012
LunMarMerJeuVenSamDim
 1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
3031 

aureza

aurezaEt je n'ai jamais eu de couleur préférée.

Blog

Derniers billets

Compteurs

Liens

Fils RSS

comique de répétition

Par aureza :: 13/01/2012 à 12:01
A ce stade je me demande comment atteindre le magma. Mon centre de la terre. Jules Verne aurait peut-être pu m'aider à rejoindre ces profondeurs. Il y règne un froid impensable. C'est ce que j'imagine. Et le pouvoir imaginaire n'a de frontières que celle de mes entrailles. C'est bien le problème. Je tourne en rond. Les mêmes décors, les mêmes personnages, les mêmes intrigues. Il faudrait un nouvel éclairage, de nouvelles zones d'ombres placées sous la lumière et des rires pré-enregistrés pour m'encourager. Je suis une sauterelle vivant dans une grotte ou un syndrome alambiqué ou un redresseur de tort ou antonin artaud acteur. 

animal de compagnie

Par aureza :: 20/11/2011 à 23:03
Ce soir c'est à côté d'un maitre, feu de cheminée, ambiance feutrée, que j'aimerais terminer ma journée. Sentir sa main plonger dans ma fourrure, son odeur me soumettre, ses choix s'imposer. Et dans le grand n'importe quoi c'est à sa seule lumière que je me guiderais. Miaou.

nightmare

Par aureza :: 28/09/2011 à 22:20
Ce que je ne sais pas.
Ce que tu sais toi.
Le murmure est sauvage.
En m'endormant j'ai peur de ne plus savoir distinguer le rêve de la réalité. Je me fis à la texture du décor, aux images floues, à l'invraisemblable. Et puis le réveil me pose une fois de plus dans un lit, loin de ces montagnes d'orient, loin du bruit déchainé du torrent.
Et chaque nuit je ferme les yeux dans une confiance aveugle, sans savoir où mon esprit retors m'emportera cette fois.

aveu

Par aureza :: 07/09/2011 à 5:09
Tel l'alcoolique abstinent je refuse de boire une seule goutte de peur de retomber dans le panneau, pourtant l'envie est forte, puissante, elle prend au corps. 

vous êtes ici : dans mes chiottes

Par aureza :: 01/06/2011 à 21:21
Mince ça fait mal. Ouille. Le cri trahit une douleur évidente. La zone orgueil est, chez moi, située dans l'abdomen. Elle s'irradie, provoque une sorte de remontée acide qui s'évacue par les yeux. Des fourmis, des papillons, imitant à merveille l'état amoureux, sans l'état, sans l'amoureux. Juste une sensation imberbe et poilue à la fois. Le phénomène n'est pas très connu, tout au moins personne n'en parle. L'origine est un lent processus engendré dès mon plus jeune âge -une caractéristique chez moi- et qui se réactive au moindre contact un peu abrupt. Aujourd'hui j'y ai eu droit. Je pleure donc, c'est mieux, dit comme ça. Je ne fais que ça ici. J'avais prévenu. Mon boudoir. Imaginons un animal chiant dans un endroit précis de son territoire, un lieu dédié uniquement à cet acte là. Imaginons encore un spectateur assis exactement en face. Au bout d'une semaine, d'un mois ou plus si vous lui demandiez ce qu'il a vu il décrirait la même scène, toujours et encore, celle d'un animal et de sa merde. Il serait facile de le réduire à cela. Ce serait oublier qu'il vit, l'animal, en dehors du regard du spectateur. Ici c'est pareil. Ou pas.

allô

Par aureza :: 05/05/2011 à 21:00
J'adore venir pleurer ici
mon boudoir
fenêtre ouverte pour qu'on m'entende
personne n'ose entrer
les murs tremblent
je me rêve fée

darwinisme

Par aureza :: 04/05/2011 à 23:29
la théorie de l'évolution

j'ai grandi
compris
une petite vieille
aigrie
mais chut il ne faut rien dire
toujours pareil
la façade souriante
parce que j'ai compris ce qui plaisait aux autres
et j'ai besoin de plaire
je pleure quand ils sont couchés
seule dans mon salon
et c'est dur
et terrifiant
mais chut
faisons semblant
encore et encore
mobus
et touche cousue

do. . fa. sol.

Par aureza :: 26/01/2011 à 10:08
Cette nuit fut agitée. Savoureuse. Triste.
Je ne me fais pas à ta disparition.
Il y a des gens que l'on a aimé, que l'on continue à aimer. Ils sont ici ou là ou ailleurs. Ils marchent, bouffent, baisent. C'est entendu dans un coin de notre cervelle. On continue à avancer en sachant qu'eux aussi continuent à avancer.
Là il faut accepter que le mouvement s'est arrêté.
Je remplis ton vide de moments passés avec toi, de ceux que vous avez partagé avec P., des nuits passées à ton clavier.
Ce matin les enfants dessinent. Je pleure. Va comprendre.

Un écho intime.
Une injustice.
Réminiscences de ma vie d'avant.
Un mélange.

La pente glisse trop, parfois.

do. ré. mi.

Par aureza :: 25/01/2011 à 22:05
C’est d’abord l’émotion. Une rivière chahute le paysage. Ta voix résonne. Si je me concentre elle se perd. Ton sourire. C’est banal de dire ça. Nous remontons la rue des trois cailloux, il fait nuit, pas à l’aise pour rentrer seule, je t’appelle, tu sors de chez toi et m’accompagne jusque ma porte, tu me parles d’elle, je te parle de lui.

Ce soir je ne peux pas continuer.

Trop d’émotion.

J’y préfère le silence.

Ecrire revient là à parler.  

Je ne peux pas.

un oiseau dans la bouche

Par aureza :: 20/01/2011 à 19:05
C'est un moment à part comme on dit un endroit à part. J'y plonge. Au début je rejette violemment son contact, la musique, tout ce qui pourrait entrainer la relache. Humeur/Baiser. Je me pose sur le rocher, naguère je le faisais déjà. Me positionner hors contexte. Du coup je ne ressemble à rien d'autre, à celle que le regard renvoie. Personne alentour, je ne suis que sensations. Les larmes perforent enfin, peau enflée à force de résister. Humeur/Baiser. Imaginez quelqu'un qui ne sortirait que pour pleurer, c'est cela, me poser ici quand le geyser surprend. Blonde redhead. Melody. Il n'en fallait pas plus. L'eau irrigue mes voies, l'effet contraire de ce que j'imaginais. Envie de tout. 

base

Par aureza :: 17/12/2010 à 13:54
La beauté se vit, se mange, parle d'elle-même. Le désarroi, la tristesse, la déception doivent, eux, être débarrassés du malentendu, être décortiqués, exprimés, c'est sans doute pour cela que l'écrit m'est devenu indispensable, pour écumer enfin. 

pauvre merde !

Par aureza :: 21/11/2010 à 10:36
Je suis un mec bien. Vraiment. Les gens me le répètent assez. Je gagne ma vie comme je peux. Me débrouille ici et là. Débuts et fins de mois difficiles mais je m’accroche. Le soir je pense aux naufragés, aux victimes d’attentats, de séismes, de crashs. J’ai toujours eu peur de prendre l’avion. L’idée qu’un objet inventé par l’homme puisse rester accroché dans les airs me paraît suspect. Un jour on s’en prendra un sur la gueule. Je le dis. A personne. Je n’ai plus personne. Mon corps plie. Je penche vers une dictature bienveillante. Je ne pèse sur rien. Ma voix se mêle aux milliers d’autres. Ni plus ni moins. Adolescent j’ai tenté la révolte et j’ai cru changer le monde. Je me suis fait arrêté. Vingt heures de garde-à-vue pour rien, j’en ai jamais parlé de peur de passer pour un con. Je suis un mec bien. Principe d’inertie. Je finirai sur la même ligne. J’envie les criminels. Je n’ai pas les moyens, moi, d’être une ordure.

Du bon usage de la répartition, du saupoudrage.

Par aureza :: 09/11/2010 à 17:59
Illustration par l'exemple. Je porte un pull rouge, je croise un voisin, je ne le vois plus pendant trois semaines, je le vois de nouveau, je porte mon pull rouge encore, hasard pour moi, répétition pour lui, la scène se reproduit deux mois plus tard, même pull, lui n'a plus de doutes, je porte un pull rouge dans sa rétine donc chaque jour et pour toujours. Pour ce cas précis, je présume et prend conscience de ce que pense le voisin. Combien de ces coïncidences agissent à notre insu, combien deviennent vérités établies. Je me méfie du produit du hasard mêlé à la cervelle humaine.

je cherche...

Par aureza :: 09/11/2010 à 17:50
... la phrase parfaite qui chaque fois que je la lis me donne envie d'écrire, avec la puissance cachée, celle qui se terre et se tait.

bébé tombé du ciel (7ème étage)

Par aureza :: 03/11/2010 à 15:58
Tout le monde crie au miracle. Foutaises. Chacun répète depuis des mois les gestes précis faits ce jour-là. L'enfant était sans aucun doute le plus dur à manier, pourtant sa chute suivit -à quelques centimètres près- la trajectoire prévue. Le passant, lui, faillit rater son bus mais au final tout se déroula selon le bon timing.

une sorte d'usine occupée

Par aureza :: 19/10/2010 à 18:51
Un homme se fait passer pour fou. Il dévisage exprès les gens, guettant une réaction. Aussi les papillons battant des ailes dans son secteur provoquent évidemment la tempête mais pas seulement. Les conséquences sont mystérieuses. Les adeptes du complot crient déjà au désastre. Pendant ce temps la petite fille se balance d'avant en arrière, récite une prière tenue secrète et rêve au sinistre, histoire de gommer en partie le paysage. Des montagnes, la mer, une vallée, des photos connues de tous qui ne surprennent plus et ne donnent rien à manger à son imaginaire. La petite fille est désertée et son vide pourrait laisser place à des forces occultes. Les papillons s'envolent déjà ailleurs. 

Illusioniste

Par aureza :: 15/10/2010 à 21:29
D'abord trouver les mots, puisque c'est la seule chose qu'ils feront l'effort de comprendre. Chercher à donner forme au gouffre, l'illusion que le partager adoucirait les angles et jour après jour réaliser que cet effort est vain, et réaliser que ne plus chercher à le dire, ressentir cette douleur de ne plus pouvoir le dire, le fait grossir à l'intérieur. L'illusion-nostalgie -encore cette putain-

j'ai perdu le fil.

Plus envie de parler.

Ca ne servira à rien.

Taire cette douleur et sourire
pour faire plaisir.

Je frappe le sol jusqu'à saigner, ado, merdique, inachevée.

 

fausse route

Par aureza :: 30/09/2010 à 19:14
Je m'obstine à écrire par bêtise et orgueil. Si j'arrêtais maintenant ce serait reconnaitre que je me suis trompée si longtemps. 

angle de vision

Par aureza :: 15/09/2010 à 9:01
Les autres sont naïfs. Si je souris ils me croient heureuse, si je pleure ils me croient triste. Je pratique un simulacre de circonstance. La situation est simple. Mon masque se porte à l’envers pour mieux me protéger. J’affiche donc un visage radieux alors qu’à l’intérieur ça n’a jamais été si dégueulasse. Ma mère serait folle de voir ça. 

principe de base

Par aureza :: 14/09/2010 à 15:26
Chaque matin je mange un cornichon. L'action pourrait sembler répétitive. Le goût varie pourtant. L'envie aussi. Parfois j'appréhende. D'autres fois j'oublie d'appréhender. Je croque. Mes jours commencent ainsi, semblables et différents.