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aureza

aurezaEt je n'ai jamais eu de couleur préférée.

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la queue du chat balance

Par aureza :: 24/07/2012 à 23:32
C'est ici même que j'aimerais me taire. Un silence bavard, suspect, gênant. Les mots n'auraient pas ce besoin de sortir alors même qu'ils n'ont rien à dire. Je varie les postures mais toujours bouche cousue. Ici git. Plus rien ne vient. Barrage. Le flux se répand au dedans. Ca n'épargne rien mais n'emmerde personne. C'est déjà ça. Ou pas.

s puis c... elle...suivi des deux e... aime

Par aureza :: 31/05/2012 à 23:51
Imagine un duel. L'un ou l'autre. Qui tire le premier ? Imagine maintenant une petite fille, un monde à elle, des illusions (le pouvoir est de ne pas le savoir), des promesses, des reflets dorés. Ce sont des points d'entrée. Je me suis promise de ne plus t'écrire. Un noeud à la cervelle pour m'en souvenir. Le problème c'est que le noeud fait mal. 

Elle et lui

Par aureza :: 14/05/2012 à 14:12
Il s'agit d'un chien. Un petit gabarit. Il pisse partout. La dernière fois qu'il est sorti il a mordu une vieille. Elle n'a pas porté plainte. La morsure a provoqué de gros dégâts. La vieille reste prostrée chez elle. Lui n'a plus le droit de quitter la maison. Son maître préfère sortir seul. Le chien et la vieille sont à trois étages de distance. Ils ont appris à communiquer. Elle tape sur les canalisations, des coups plus ou moins longs. Lui, aboie en conséquences. Ils ont appris à se comprendre avec le temps. 

elle

Par aureza :: 14/05/2012 à 13:57
Ses seins pointaient sous un tee-shirt blanc. Elle posait un à un les paquets sur le tapis roulant et souriait, comme ça, à personne en particulier. Elle m'a demandée si le sac par terre était à moi. Sa voix, nourrie, douce, ferme, a forcé mon sourire. Je l'ai aimée à cet instant. Plus tard, bien plus tard, nous avons fait l'amour. Ma langue a couru sur son corps et je ne m'en suis jamais remise. Je n'ai rien dit. Le secret s'est enfoui. L'odeur, fossile, a dominé longtemps. 

étendard

Par aureza :: 05/05/2012 à 11:50
Sois toi même. Décris ce que tu vois. Ne cherche pas la pose idéale. Ne te regarde pas à travers l'autre. Subis le vent, rien d'autre. Cherche l'air, la vie dans n'importe quoi. Baise si c'est la, bouge si c'est la, reste immobile s'il le faut. Vis.

lui

Par aureza :: 05/05/2012 à 11:14
Il pourrait se méprendre, donner à ma respiration, à l'odeur de mes mots la saveur du malentendu. Toutes mes envies  resurgissent à son apparition. Le dévorer à l'infini, sentir ma profondeur. 

Une femme plate

Par aureza :: 30/04/2012 à 0:08
Ma femme est candidate. C’est officiel. Je l’ai lu dans la presse. Elle a laissé les autres prétendants sur le carreau. Sur le moment je n’ai pas réagi, et puis j’ai du m’y faire. Ma femme court désormais à travers la France et le monde entier. Je la vois à de rares occasions. Un jour, n’y tenant plus, j’ai découpé sa silhouette dans un carton grandeur nature et collé sa photo. Le midi, au repas, elle est posée là, juste à côté de moi. Au dîner ma soupe l’éclabousse parfois. Sa silhouette rassurante guette à la fenêtre lorsque je m’absente. Le soir je la mets à côté de moi, sous les draps. Le noir convient à la situation. Avant je n’osais pas, je la rangeais entre la table et le mur pour qu’elle tienne droit sans s’abîmer. Depuis qu’elle accompagne mes nuits, le carton est plié à plusieurs endroits. Le matin au réveil, il m’arrive de la lécher un peu, l’odeur du papier m’envahit, des morceaux minuscules s’immiscent entre mes dents. En journée, je l’emmène partout. Elle ne me quitte plus. Son visage, son sourire fixe me donnent entière satisfaction. Elle ne parle pas. L’entretien est facile. Certaines après-midi nous  profitons du soleil et des joies extérieures. Nous allons où bon me semble Le temps passe. Ma femme doit rentrer d’ici peu. Je suis bien embêté. Où  la ranger pour qu’elle reste impeccable ?  

interstellaire

Par aureza :: 31/01/2012 à 18:50
Tiens je n'ai rien à dire. L'écrire a été fait mille et mille fois par des gens qui avaient envie de dire sans trop savoir quoi, qui pensaient pouvoir générer du plein en écrivant sur du vide. Le vide me fait penser à l'espace. Celui décrit dans le hors-série posé dans mes toilettes ; des scientifiques, professeurs ici ou là, des petites photos de leurs trognes encadrées, des explications, des rebondissements, des incertitudes balancées en vérités. Je lis une colonne, parfois deux. J'essaie de comprendre les théories et je n'y comprends rien. Je regarde la tête du professeur, son nom, je cherche dans les détails quelque chose qui pourrait déclencher en moi un soudain intérêt. L'espace est un domaine mystérieux, un vrai, qui imposerait que mon imaginaire s'y penche. Les limites du ciel sont celles que mes yeux voient, le reste n'est que pure hypothèse, un chemin tracé où les autres se vautrent, où je refuse d'aller. C'est faux mais j'aime me contredire, et parler pour rien. Vide ?

comique de répétition

Par aureza :: 13/01/2012 à 12:01
A ce stade je me demande comment atteindre le magma. Mon centre de la terre. Jules Verne aurait peut-être pu m'aider à rejoindre ces profondeurs. Il y règne un froid impensable. C'est ce que j'imagine. Et le pouvoir imaginaire n'a de frontières que celle de mes entrailles. C'est bien le problème. Je tourne en rond. Les mêmes décors, les mêmes personnages, les mêmes intrigues. Il faudrait un nouvel éclairage, de nouvelles zones d'ombres placées sous la lumière et des rires pré-enregistrés pour m'encourager. Je suis une sauterelle vivant dans une grotte ou un syndrome alambiqué ou un redresseur de tort ou antonin artaud acteur. 

animal de compagnie

Par aureza :: 20/11/2011 à 23:03
Ce soir c'est à côté d'un maitre, feu de cheminée, ambiance feutrée, que j'aimerais terminer ma journée. Sentir sa main plonger dans ma fourrure, son odeur me soumettre, ses choix s'imposer. Et dans le grand n'importe quoi c'est à sa seule lumière que je me guiderais. Miaou.

nightmare

Par aureza :: 28/09/2011 à 22:20
Ce que je ne sais pas.
Ce que tu sais toi.
Le murmure est sauvage.
En m'endormant j'ai peur de ne plus savoir distinguer le rêve de la réalité. Je me fis à la texture du décor, aux images floues, à l'invraisemblable. Et puis le réveil me pose une fois de plus dans un lit, loin de ces montagnes d'orient, loin du bruit déchainé du torrent.
Et chaque nuit je ferme les yeux dans une confiance aveugle, sans savoir où mon esprit retors m'emportera cette fois.

aveu

Par aureza :: 07/09/2011 à 5:09
Tel l'alcoolique abstinent je refuse de boire une seule goutte de peur de retomber dans le panneau, pourtant l'envie est forte, puissante, elle prend au corps. 

vous êtes ici : dans mes chiottes

Par aureza :: 01/06/2011 à 21:21
Mince ça fait mal. Ouille. Le cri trahit une douleur évidente. La zone orgueil est, chez moi, située dans l'abdomen. Elle s'irradie, provoque une sorte de remontée acide qui s'évacue par les yeux. Des fourmis, des papillons, imitant à merveille l'état amoureux, sans l'état, sans l'amoureux. Juste une sensation imberbe et poilue à la fois. Le phénomène n'est pas très connu, tout au moins personne n'en parle. L'origine est un lent processus engendré dès mon plus jeune âge -une caractéristique chez moi- et qui se réactive au moindre contact un peu abrupt. Aujourd'hui j'y ai eu droit. Je pleure donc, c'est mieux, dit comme ça. Je ne fais que ça ici. J'avais prévenu. Mon boudoir. Imaginons un animal chiant dans un endroit précis de son territoire, un lieu dédié uniquement à cet acte là. Imaginons encore un spectateur assis exactement en face. Au bout d'une semaine, d'un mois ou plus si vous lui demandiez ce qu'il a vu il décrirait la même scène, toujours et encore, celle d'un animal et de sa merde. Il serait facile de le réduire à cela. Ce serait oublier qu'il vit, l'animal, en dehors du regard du spectateur. Ici c'est pareil. Ou pas.

allô

Par aureza :: 05/05/2011 à 21:00
J'adore venir pleurer ici
mon boudoir
fenêtre ouverte pour qu'on m'entende
personne n'ose entrer
les murs tremblent
je me rêve fée

darwinisme

Par aureza :: 04/05/2011 à 23:29
la théorie de l'évolution

j'ai grandi
compris
une petite vieille
aigrie
mais chut il ne faut rien dire
toujours pareil
la façade souriante
parce que j'ai compris ce qui plaisait aux autres
et j'ai besoin de plaire
je pleure quand ils sont couchés
seule dans mon salon
et c'est dur
et terrifiant
mais chut
faisons semblant
encore et encore
mobus
et touche cousue

do. . fa. sol.

Par aureza :: 26/01/2011 à 10:08
Cette nuit fut agitée. Savoureuse. Triste.
Je ne me fais pas à ta disparition.
Il y a des gens que l'on a aimé, que l'on continue à aimer. Ils sont ici ou là ou ailleurs. Ils marchent, bouffent, baisent. C'est entendu dans un coin de notre cervelle. On continue à avancer en sachant qu'eux aussi continuent à avancer.
Là il faut accepter que le mouvement s'est arrêté.
Je remplis ton vide de moments passés avec toi, de ceux que vous avez partagé avec P., des nuits passées à ton clavier.
Ce matin les enfants dessinent. Je pleure. Va comprendre.

Un écho intime.
Une injustice.
Réminiscences de ma vie d'avant.
Un mélange.

La pente glisse trop, parfois.

do. ré. mi.

Par aureza :: 25/01/2011 à 22:05
C’est d’abord l’émotion. Une rivière chahute le paysage. Ta voix résonne. Si je me concentre elle se perd. Ton sourire. C’est banal de dire ça. Nous remontons la rue des trois cailloux, il fait nuit, pas à l’aise pour rentrer seule, je t’appelle, tu sors de chez toi et m’accompagne jusque ma porte, tu me parles d’elle, je te parle de lui.

Ce soir je ne peux pas continuer.

Trop d’émotion.

J’y préfère le silence.

Ecrire revient là à parler.  

Je ne peux pas.

un oiseau dans la bouche

Par aureza :: 20/01/2011 à 19:05
C'est un moment à part comme on dit un endroit à part. J'y plonge. Au début je rejette violemment son contact, la musique, tout ce qui pourrait entrainer la relache. Humeur/Baiser. Je me pose sur le rocher, naguère je le faisais déjà. Me positionner hors contexte. Du coup je ne ressemble à rien d'autre, à celle que le regard renvoie. Personne alentour, je ne suis que sensations. Les larmes perforent enfin, peau enflée à force de résister. Humeur/Baiser. Imaginez quelqu'un qui ne sortirait que pour pleurer, c'est cela, me poser ici quand le geyser surprend. Blonde redhead. Melody. Il n'en fallait pas plus. L'eau irrigue mes voies, l'effet contraire de ce que j'imaginais. Envie de tout. 

base

Par aureza :: 17/12/2010 à 13:54
La beauté se vit, se mange, parle d'elle-même. Le désarroi, la tristesse, la déception doivent, eux, être débarrassés du malentendu, être décortiqués, exprimés, c'est sans doute pour cela que l'écrit m'est devenu indispensable, pour écumer enfin. 

pauvre merde !

Par aureza :: 21/11/2010 à 10:36
Je suis un mec bien. Vraiment. Les gens me le répètent assez. Je gagne ma vie comme je peux. Me débrouille ici et là. Débuts et fins de mois difficiles mais je m’accroche. Le soir je pense aux naufragés, aux victimes d’attentats, de séismes, de crashs. J’ai toujours eu peur de prendre l’avion. L’idée qu’un objet inventé par l’homme puisse rester accroché dans les airs me paraît suspect. Un jour on s’en prendra un sur la gueule. Je le dis. A personne. Je n’ai plus personne. Mon corps plie. Je penche vers une dictature bienveillante. Je ne pèse sur rien. Ma voix se mêle aux milliers d’autres. Ni plus ni moins. Adolescent j’ai tenté la révolte et j’ai cru changer le monde. Je me suis fait arrêté. Vingt heures de garde-à-vue pour rien, j’en ai jamais parlé de peur de passer pour un con. Je suis un mec bien. Principe d’inertie. Je finirai sur la même ligne. J’envie les criminels. Je n’ai pas les moyens, moi, d’être une ordure.